ville hybride

hybride : terme de physiologie. Qui provient de deux espèces différentes. Plantes hybrides, plantes dont la graine provient d’un végétal qui, au lieu d’être fécondée par sa propre espèce l’a été par une autre.

Ville hybride, c’est :

1- un concept, qui se caractérise par :

→ la mutation de la ville constituée vers les nouveaux modes d’habiter, de travailler, de produire, de consommer, de se déplacer,

→ le croisement de la vision des élus, des maîtres d’ouvrage public et privé, de la compétence d’usages (innovants, quotidiens, dévalorisés) des « habitants » et de l’expertise des techniciens (maîtres d’œuvre).

→ la porosité entre l’espace physique et les usages numériques, qui va de plus en plus impacter la programmation, la réversibilité, l’économie circulaire des projets.

La Ville hybride ce n’est pas la smart city, vision lisse de la ville développée par les éditeurs de logiciels. L’innovation ne s’y réduit pas à  la version contemporaine d’un super calculateur d’optimisation des flux (eau, énergie, transports). L’innovation challenge au contraire le modèlele traditionnel de la fabrique urbaine (conception, modèle économique, gestion). L’habitant, l’usager temporaire y sont contributeurs et viennent enrichir les politiques publiques en apportant leur expertise d’usage.

La Ville hybride ce n’est pas non plus la ville uberisée sans garde-fou. Aux acteurs économiques d’y créer la valeur, aux institutions d’inventer les nouveaux modes de redistribution.

2- une agence (deux métiers) :

PLANNEUR STRATEGIQUE URBAIN (préquelle du secteur de la publicité adapté à l’architecture-urbanisme)
• détecter, décrypter, partager les tendances du nouveau modèle urbain en cours de constitution,
• identifier les communautés d’acteurs informels, « alternatifs » et innovants,
• créer la dynamique amont des projets entre élus, techniciens, investisseurs, usagers, et acteurs innovants.

Références : le Club Ville hybride – Grand Paris ; animateur et développeur de l’Arc de l’Innovation ; le Club des Makers ; MetroLab (RATP-Alstom).

DEVELOPPEUR URBAIN ENDO-EXOGENE, auprès de la maîtrise d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre, de la phase de diagnostic à la phase d’exploitation :
• « up-cycler » le projet urbain –à l’échelle du bâtiment, d’une ZAC…- entre « habitants-usagers » et équipes projets,
• croiser l’expertise d’usage des « habitants-usagers » et l’expertise technique des équipes ; créer les conditions d’hybridation, d’appropriation et de réversibilité des programmes, des espaces publics et des espaces publics-privés, entre les parties prenantes locales et les équipes projets pluri-disciplinaires,
• configurer et créer les usages (activités, espace public, services, équipements…),
• adapter le montage juridique et financier des opérations en fonction des spécificités des projets.

Références : co-conception et co-construction de la Place de la Bastille (Ville de Paris) ; co-conception et co-construction de l’aménagement de la promenade urbaine de Barbès à Stalingrad à Paris 10ème, 18ème et 19ème arrondissements au sein du collectif Civic Line (Ville de Paris) ; maîtrise d’œuvre urbaine et architecte urbaniste coordonnateur ZAC Gagarine Truillot d’Ivry-sur-Seine (EPA ORSA) ; étude urbaine Ivry Port (Ivry-sur-Seine) ; étude urbaine Emile Dubois Maladrerie à Aubervilliers (Plaine Commune) ; étude urbaine NPNRU Frais Vallon-Rose-Petit Séminaire (Marseille Rénovation Urbaine) ; intégration territoriale d’Europa City (Alliances et territoires) ; Réinventer Paris (deux sites),